Envie de passer au e-learning ?

guide de survie aux réunions

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Cette semaine nous laissons la plume ou plutôt le clavier à Kervin Kueny (je crois qu’il est breton :o) ). Kervin, il nous avait déjà pondu un très bon article sur sa participation au TEDx de Rennes, et il récidive pour notre plus grand plaisir avec cet article sur le e-learning.

D’ailleurs , si vous aussi vous souhaitez nous proposer des articles vous êtes les bienvenus ! un petit mail à contact@worklab.fr

Kervin, c’est à toi !

Curieux par nature, couteau suisse à mes heures, je travaille chez un éditeur de progiciels pour les collectivités locales. Les solutions que nous inventons impactent la vie des citoyens et ce lien avec le concret est essentiel pour moi. Comme beaucoup d’entreprises, nous passons au e-learning et cet article est le résultat de notre parcours.

Si le titre vous a accroché, c’est que cette question se pose dans les trois quarts des entreprises actuellement, et très souvent, nous commençons à aborder la question en recherchant un outil.

Quelles sont les tendances du e-learning ?

Les mascottes, telles que les carottes qui vous expliquent comment manger sainement où les fusées qui volent dans tous les sens sont passées de mode, car tout cela est jugé trop infantilisant pour l’apprenant. En revanche de nombreux efforts sont réalisés pour intégrer des contenus variés (Powtoon, Prezi, Thinglink, Tiki Toki,…), et des exercices plus variés que les traditionnels quizz (textes à trous, appairage,…).

La gamification est assez présente, avec l’obtention de badges plus ou moins fun, et surtout le partage de ces badges, un peu comme les compétences sur Linkedin. D’ailleurs certaines solutions permettent de publier vos badges sur ce réseau social et la tendance va s’accélérer avec le projet Mozilla Open Badges. Pour l’apprenant, c’est une vraie avancée ; même si il change d’entreprise, il conserve ses badges. 

Le côté réseau social et le collaboratif arrivent en force dans les différentes solutions. Les notifications, le côté interactif et l’apprentissage avec des pairs renforcent la fréquentation des contenus. En tant qu’apprenant, je vais sur la plateforme pour apprendre et j’y retourne pour partager.

Dernière tendance, la pratique, la pratique, la pratique…Plusieurs solutions proposent de venir se greffer sur votre site Web ou dans Excel et vous pratiquez directement dans le logiciel : Fini les allers-retours entre le cours et la pratique. D’autres solutions permettent de capturer des gestes techniques avec votre smartphone ou des lunettes avec caméra (non, je ne ferais pas de pub pour les Goo*** Gla*****).

Est-ce que les apprenants sont prêts à cela ?

La technologie est mûre, et tout le monde à présent est familiarisé avec Internet, la lecture de contenus sur écrans et la consultation de vidéos, tout du moins dans la sphère privée. Il est toujours rigolo d’entendre des stagiaires vous dire qu’ils ne sont pas informaticiens ou qu’ils sont nuls avec les ordinateurs, et vous confier, lors de la pause-café, qu’ils ont fait un Skype avec leur enfant partis en Australie, qu’ils prennent leurs recettes sur Marmiton, qu’il y a beaucoup d’idées géniales sur Pinterest et qu’ils adorent les tutos sur Youtube. Côté apprenant le pas n’est pas si difficile à franchir.

Vous avez remarqué ? Je ne vous ai pas encore parlé d’outil d’e-learning !

Et côté formateur ?

La perte de lien direct est un frein, et comme tout changement, il s’accompagne. Peut-être faut-il éviter un changement trop radical en passant du tout présentiel au tout à distance. Une démarche Blended learning est une bonne transition. Non, non, non, je ne me lancerai pas dans une traduction de cet anglicisme, je vous parle juste du principe. La compétence sera dispensée de plusieurs manières : Présentiel, E-Learning, Mooc, Téléphone, Visioconférence, Tam Tam, Pigeon voyageur et bien d’autres. Cette démarche va vous obliger à repenser la diffusion de contenus, qui s’effectue souvent via un PowerPoint qui a mal vieilli, avouons-le.

Ce n’est pas non plus dans cette partie qu’il est question d’outil, patience…

Vous avez un grain ?

C’est l’occasion de parler Granularisation.

Cette approche consiste à remettre à plat tous vos contenus, sous la forme de micros compétences (grain), cela permet de faire du tri, et de se poser la question de ce qui est essentiel dans vos contenus : faire simple c’est compliqué ! L’autre étape de la granularisation, est d’identifier les profils des apprenants (Commercial, Directeur, Administrateur, Agent Niveau 1….) et de les placer sur une échelle de complexité ou niveau de connaissance, de 1 à 4 par exemple ; un chiffre pair est idéal, car cela évite de classer quelqu’un sur le chiffre médian (hé oui, nous nous situons souvent par rapport à la moyenne).

Ensuite, vous allez attribuer pour chaque profil, la liste des micros compétences dont il a besoin, cela constituera son parcours de formation. En fonction des parcours, vous déciderez des modalités de chacune des micros compétences (Vidéo, présentiel, Quizz…). C’est la partie la plus longue du processus, nous parlons ici de scénariser la formation, pour obtenir des parcours à la carte.

C’est promis, je ne vais pas tarder à vous parler d’outils d’e-learning. 

3 outils / 3 approches :

Parmi les dizaines de solutions existantes, voici une sélection de 3 produits qui caractérisent 3 approches assez différentes.

Nous commençons par 360 Learning, qui est une plateforme complète.

Elle intègre la création des contenus (LCMS), ainsi que la diffusion de contenus (LMS). Chez 360 Learning, ils sont disruptifs par nature. Le modèle d’abonnement est calqué sur ce que l’on trouve dans la téléphonie, par exemple, La solution est gamifiée et collaborative. La plateforme intègre un market place pour acquérir des contenus déjà disponibles (vous évitez de refaire votre module sur le publipostage par exemple). Si je ne devais vous donner qu’une seule image : c’est le Facebook de la formation en ligne.

Poursuivons avec la solution Tree Learning, qui est composée de 3 modules : Créa pour l’outil auteur, Agora pour la diffusion et System pour le suivi des formations.

Chez Logipro, l’éditeur, ils ont privilégié une approche pas à pas, et les 3 solutions sont indépendantes. Vous pouvez démarrer avec l’outil auteur et exporter vos contenus –au format Scorm- vers une autre plateforme par exemple. Les outils se veulent simples, et la prise en main est assez facile. La tarification est également dans le même principe, il existe 3 formules pour chaque produit, en fonction de vos besoins. Ainsi, vous pouvez ne prendre qu’une licence de création, et un nombre d’utilisateurs illimité pour la diffusion. Dans l’exercice d’une seule image à retenir, je dirais que c’est une solution en Lego (doit-on mettre un ‘S’ à Lego d’ailleurs ?).

Pour finir, voici Thaléia, de la société Solunéa.

Ils ont surmonté le souci de l’outil auteur et du temps de formation qu’il nécessite : ils l’ont supprimé. Alors comment se fait la création de contenus ? Simplement via un fichier Excel, qui contient des blocs à compléter en fonction du contenu à produire. Une fois le fichier rempli, vous l’envoyez vers une plateforme qui va créer les pages de votre e-learning. Tout le monde sait remplir un fichier Excel, le temps de formation est quasi nul, et vos pages d’E-Learning sont toujours présentées de la même manière, cela évite les différences entre les formateurs plus ou moins artistes. Côté modèle économique, il s’agit de forfaits annuels, pour l’outil auteur et pour la plateforme de diffusion. Je sais que vous attendez avec impatience l’image pour ce produit, et j’ai choisi le TGV. 

Comment avons-nous choisi notre plateforme ?

Nous nous sommes posé collectivement la question :-‘pourquoi une plateforme d’E-learning ?’.

Voici quelques premières réponses des différents intervenants :

  • Réduire les déplacements (coûts, délais, fatigue) ?
  • Répondre à une demande client ?
  • Innover car le tout présentiel a atteint ses limites ?
  • Former à la carte ?
  • Améliorer le suivi administratif (OPCA & co) ?
  • Transformer un 1er essai en demi-teinte, il y a 10 ans ?

Une fois le tri effectué, pour que notre vision commune émerge, nous sommes passé en mode test. Nous avons écrit une séquence sur un sujet donné : Les objectifs, une introduction, un transfert de savoir, puis une évaluation. Nous avons donc créé un mini scénario, avec tout le matériel pédagogique (Vidéo, images, texte, exercices…).

Nous avons ouvert des comptes de démonstration sur différentes plateformes et nous avons demandé à différentes personnes de créer des contenus avec les contraintes suivantes : même scénario pour tout le monde, une durée de 30 minutes, ne pas utiliser les plateformes dans le même ordre que les autres testeurs, et enfin, une notation sur 5 à la fin de chaque test. Les résultats ont été étonnants, nous avons voté pour les meilleurs créations, puis nous avons demandé à des clients (internes et externes) de jouer les beta-testeurs, c’est aussi cela la force du collaboratif.

En conclusion, comment échouer à coup sûr :

  • Faites le seul, ignorez l’utilisateur final
  • Ne changez rien
  • Commencez par acquérir un outil d’e-learning
  • Soyez discret
  • Lancez le projet et n’y revenez plus
  • Ne mesurez pas

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1 commentaire

  1. Bravo, l’article est bien écrit, agréable à lire et plutôt pertinent!
    Quelques bons conseils, avec du bon sens et une vraie (première?) expérience de la mise en oeuvre d’un projet eLearning.
    Je suis plus réservé sur la partie liée aux outils car il en existe d’autres, leaders sur le marché du Rapid Learning (notamment Articulate Storyline ou Adobe Captivate) qui mériteraient d’être examinés de plus près.

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